ce qui vient


                                                lumière de l'atelier huile sur toile 130x160 cm

  

Ici, une fenêtre n’ouvre sur aucun horizon. Là, un personnage de dos à sa toilette s’abîme dans des rêves infinis que renvoie le miroir. Ailleurs, un tableau accroché au mur joue un semblable rôle d’appel vers le silence. Il y en a beaucoup dans l’œuvre de Patrick Devreux. Ce ne sont pas des ouvertures sur le monde mais des fenêtres de l’âme comme lieu de l’évasion vers un intérieur à reconstituer. Les aquarelles de plein air marquent la rencontre entre l’imaginaire et la structure du paysage. Un tas de farine y devient volcan. Le moins spectaculaire du sujet est ce qui parle le plus du peintre.

Ces œuvres, quelle que soit leur technique, ne s’inscrivent pas dans la lignée du romantique Friedrich dont le regard traverse la toile pour se perdre dans le lointain ou du surréaliste Magritte penché sur les secrets de l’inconscient, pas plus que dans les effusions hédonistes de Matisse ou paradoxalement l’incommunicabilité d’Hopper.

A leur différence, Patrick Devreux n’organise pas son spectacle. Son art est une quête de l’incompréhensible au travers de la beauté. Quel meilleur exemple que la suite « Au crépuscule dans le jardin d’Isabelle » : derrière l’identité du monde, c’est la sienne qu’il recherche.

Le sujet tour à tour se condense et se dissout. Cet art à tendance informelle est celui d’un coloriste dont chaque couleur modifie la vision. L’indigo chante avec un jaune acide pour faire surgir une présence brute où surnage un vague profil.

C’est ainsi que Patrick Devreux est tout entier engagé dans une conversation, aussi intime que régulière, avec lui-même. Cet aventurier, non pas celui à qui il arrive des aventures mais celui qui les provoque, se fait naitre.

L’homme et le peintre ne font qu’un. Ainsi, œuvre après œuvre, qui sont autant de moyens d’apprendre, être peintre est pour Patrick Devreux une façon d’accomplir sa recherche et en même temps, sans doute, de s’y dérober.

Alain Girard

Conservateur en chef du Patrimoine

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                                                                En rêvant de Liège huile sur toile 73X60 cm 

                         
                                                Galerie Thomé
                                                19 rue mazarine
                                                75006 Paris

                        
                                        Exposition du 1 au 25 avril 2020
exposition reportée au mois de décembre2020





dernière nuit à Belleville 100X81 cm





  dernière nuit à Belleville 81X100cm





 la chaise dans la vitrine 40X40 cm

                                            le fauteuil oublié 40X40 cm






                                      l'appartement à Oaxaca de Juarez 130X97 cm



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Le Gant
& esperluète édition

Anne Collongues, 7 encres de Patrick Devreux



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